Aspect quantique des plantes

Intégralité du texte de participation au livre "Trésor des plantes médicinales européennes"

par Emmanuel Ransford

Epistémologue, chercheur indépendant en physique quantique, auteur de nombreux livres sur ce sujet

Cet ouvrage apporte une vision à la fois naturelle et traditionnelle du soin et de la guérison – cette vision, pour nos sociétés coupées de la nature, est nouvelle. Elle est même rafraîchissante. Cet ouvrage nous donne, en plus, des formules nombreuses et détaillées de mélanges de plantes. Ces formules, très utiles, sont l’application concrète de cette vision. Créées par le Pr Yvette Pares, un certain nombre d’entre elles a été retenu pour cet ouvrage[1]par Lucie Hubert qui a une connaissance approfondie des plantes et que nous pouvons remercier pour ce travail soutenu ainsi que par le Dr Milbert qui leur a donné sa caution scientifique. Elles sont une adaptation de mélanges utilisés en médecine traditionnelle africaine. 

 

On ne peut qu’espérer que ces informations précises et précieuses ouvrent « un nouveau champ d'action dans la lutte contre le Sida, le cancer, la maladie de Lyme et leurs troubles associés ». On ne peut que souhaiter, plus généralement, que les polythérapies naturelles gagnent la reconnaissance qu’elles méritent, dans le secteur de la santé. 

Ce livre est aussi un bel hommage à Yvette Parès. A travers elle, il honore les tradipraticiens africains, qui placent l’homme au centre et prennent en compte ses liens multiples, visibles autant qu’invisibles, avec la nature. Yvette a travaillé de longues années avec eux au Sénégal. Elle s’est inspirée de leurs pratiques et de leurs connaissances ancestrales. Je rappelle au passage qu’Anne de Constantin et Béatrice Milbert, sans qui ce livre ne serait pas, ont généreusement investi en temps et en moyens pour soutenir l’hôpital de Keur Massar, près de Dakar, où Yvette soignait par les plantes – et auquel je souhaite longue vie. 

Yvette Parès insistait sur la nécessité d’aimer et de respecter les plantes, ces « auxiliaires de la santé ». Elle disait : « Pour travailler avec les plantes (…) il faut les aimer. C’est à dire les respecter. »[2]Elle était très attentive à l’accueil et au réconfort des patients en souffrance. Elle demandait l’aide du ciel en leur faveur car, disait son maître africain, « je soigne, mais c’est Dieu qui guérit. » On se souvient que le roi de France, à qui l’on prêtait jadis des dons de guérison qu’il pratiquait sur ses sujets, lors de ses déplacements par exemple, disait pareil…

L’usage thérapeutique des plantes, exposé dans les pages précédentes, m’a passionné ; car je m’intéresse depuis longtemps, en simple amateur, au monde fascinant des plantes aromatiques et médicinales. Je les utilise surtout sous forme d’huiles essentielles et de bourgeons (gemmothérapie). A ce propos, je mentionne brièvement deux plantes remarquables que l’on trouve en Afrique – et que les tradipraticiens ne manquent pas d’utiliser. 

Il s’agit d’une part d’un arbre aux fleurs délicatement parfumées, le moringa (moringa oleifera), qui résiste comme nul autre à la sécheresse et permet de lutter contre la malnutrition. Il pousse volontiers dans des sols arides et pauvres, et son exceptionnel intérêt nutritionnel n’en est que plus étonnant. D’autre part, il y a une plante de taille modeste, le kinkeliba (ou quinqueliba : combrethum micranthum), dont les graines torréfiées, utilisées comme le café, apportent de nombreux bienfaits. Elles sont favorables à la longévité, renforcent l’immunité et luttent contre le diabète et le paludisme. 

Nos plantes diffèrent évidemment des plantes africaines, et les formules proposées sont adaptées à nos contrées. La nature est généreuse. Elle produit sous toute latitude les moyens de stimuler le mieux-être et la guérison. Nos plantes médicinales sont d’une efficacité certaine et bien documentée. 

Au-delà des plantes, ce livre esquisse une médecine dont notre époque, je crois, a un besoin urgent. Il suffit, pour s’en convaincre, d’évoquer notre usage inconsidéré et abusif des antibiotiques, qui a stimulé l’apparition de souches bactériennesrésistantes, contre lesquelles la médecine conventionnelle est démunie. On peut aussi mentionner la montée en flèche des cancers et des maladies dégénératives ; qui certes est en partie liée au vieillissement de nos populations. Ce vieillissement sans précédent, dû notamment à une faible natalité, est de mauvais augure pour notre avenir… 

De nouvelles solutions thérapeutiques doivent être recherchées et mises en place ; et cet ouvrage contribue à l’émergence d’un tel « nouveau souffle » thérapeutique. Il s’inspire de la démarche globale ou « holistique » des tradipraticiens africains, qui rejoint celle d’autres guérisseurs traditionnels – chamanes, medicine-men, curanderosou autres. La médecine naturelle qu’il propose s’appuie sur toutes les dimensions du patient, qui est traité avec humilité, respect et disponibilité. Elle sollicite les immenses ressources de l’invisible et sait mobiliser en douceur les capacités d’auto-guérison de la personne en souffrance. Ces capacités, qui s’expriment par l’effet placebo notamment, sont aujourd’hui reconnues et largement acceptées. 

 

Pour compléter ce qui précède, j’apporte à présent un éclairage quantique ou plutôt, « néo-quantique », qui peut enrichir notre compréhension. Laphysique quantique, on le sait,pose problème. Elle dresse de lamatièreun portrait qui confond l’entendement. De ce fait, nul ne la comprend vraiment. 

Aussi, pour expliquer et démystifier la « matière quantique », j’introduis la notiond’holomatière.[3]Elle permet de mieux cerner la dimension invisible des choses et de mieux appréhender, par extension, ce qui se joue entre la plante guérisseuse et nous-mêmes, par-delà son impact purement phyto-chimique. Je m’en tiendrai à quelques idées essentielles. 

La physique quantique a découvert plusieurs aspects étonnants de la matière, dont les deux suivants. Le premier concerne le hasard ou l’aléatoire quantique ; qui malgré les apparences n’est peut-être pas fortuit. Serait-il au contraire l’indice qu’une infime capacité de choix existe chez l’électron ? C’est ce que je suppose. Plus généralement, cette capacité existerait chez toute particule élémentaire qui, dans certains cas, se montre capable de « décider » de se concentrer ici oulà, alors qu’elle était jusqu’alors étalée ici etlà. Ou encore, elle « décide » de tourner vers la droite ou vers la gauche, dans un mouvement de rotation interne qu’on appelle le spin, alors qu’elle tournait précédemment, et curieusement, dans les deux sens à la fois. 

Il se pourrait que les comportements imprévisibles et aléatoires de l’électron émanent d’une composante invisible, donc ignorée, qui serait sienne. Toute particule élémentaire possèderait une telle composante. Elle deviendrait ainsi une holoparticule, ou particuled’holomatière. Je qualifie d’endo-causale[4]cette composante trop discrète, que je soupçonne d’être immatérielle. Je la soupçonne même d’être de nature psychique. Cette idée surprenante n’a rien d’absurde – car, contrairement à la matière et si l’on en croit notre vécu quotidien, le psychisme ne possède-t-il pas un pouvoir décisionnel ?[5]Cette idée est parfaitement cohérente avec le caractère endo-causal. 

Après le hasard quantique requalifié en endo-causalité, voici le second aspect. Il est indifféremment appelé la non-localité, la non-séparabilité, l’enchevêtrement ou, plus souvent aujourd’hui, l’intrication. Il tisse des liens et crée des solidarités qui transcendent l’espace-temps. Ces liens incroyables (mais confirmés expérimentalement) sont eux aussi invisibles. Ils font fi des lois habituelles de la matière. Il semble bien qu’ils soient à leur tour immatériels… 

Tout s’éclaire dès que l’on envisage que deux particules sont enchevêtrées quand leurs composantes endo-causales sont soudées l’une à l’autre. En effet, cette soudure explique parfaitement l’enchevêtrement et ses extraordinaires propriétés. Les corrélations instantanées et aveugles aux distances qu’il génère se déduisent immédiatement de son origine endo-causale présumée.[6]

On voit ainsi comment l’holomatière fait la lumière sur certains phénomènes quantiques qui sont restés incompris jusqu’ici. Elle les explique simplement. J’y vois un indice très positif en sa faveur, dû à la dimension immatérielle et endo-causale qu’elle rajoute à la matière ordinaire. 

L’intérêt, ici, de l’holomatière est que cette notion peut renforcer notre compréhension de l’action thérapeutique subtile d’une plante ou d’un mélange de plantes. Comment un tel mélange peut-il agir – parfois bien au-delà de son action purement moléculaire voire olfactive ? Quels sont ses liens avec l’invisible ? Qu’est-ce qui se trame hors de ce qui est perceptible à nos yeux biologiques ? 

Tout d’abord, je rappelle l’importance, à présent admise, des effets quantiques dans les phénomènes biologiques – dans la photosynthèse ou le pliage des protéines par exemple. Examinons le cas du pliage des protéines du vivant. On sait que les protéines forment parfois de longues chaînes d’atomes qui, au plan biologique, ne fonctionnent correctement qu’en prenant des formes très spécifiques dans nos organes et tissus. Ceci soulève la question de savoir comment ces protéines font pour prendre rapidement la forme adéquate. Comment « savent-elles » comment elles doivent se plier ? 

Il y a là une grande énigme. On espérait que la forme biologiquement adéquate aurait une énergie minimale qui la distinguerait nettement des autres, et guiderait la nature vers elle. Mais il n’en est rien : on a découvert de nombreux pliages d’énergie proche ou identique. Malgré cela, les protéines du vivant se plient correctement et immédiatement. Or, si elles devaient explorer toutes les possibilités de pliage avant de trouver la bonne, il faudrait un temps considérable, beaucoup trop long. Comment font-elles ? 

Il s’avère que ce « miracle » est quantique. Il exploite l’enchevêtrement ou la non-localité quantique, qui je le rappelle est invisible. Grâce à elle, des portions même éloignées de la protéine se plient à l’unisson, instantanément, selon le bon schéma d’ensemble. On retrouve cette non-localité à l’œuvre dans la morphogenèse, qui est un phénomène global et très organisé propre aux organismes vivants en développement. Grâce à elle encore, des protéines situées dans un gène peuvent exercer leur influence sur d’autres molécules éloignées à des milliers d’atomes – ce qui, toute proportion gardée, est une distance énorme. La liste de tels exemples est quasi infinie. 

Il s’avère que la non-localité, ou l’intrication, crée en outre une information d’un type inédit qui, je crois, joue un rôle crucial dans maintes thérapies holistiques. Je l’appelle l’information suprale parce qu’elle est fondée sur ces liens d’intrication qui, pour l’holomatière, sont des soudures endo-causales baptisées les « liens suprals ». 

L’information suprale est invisible et non-locale par nature. Elle transcende les lois de la matière ordinaire. Partant, nous l’avons vu, elle ignore les contraintes de son espace-temps relativiste. Elle peut véhiculer des énergies immatérielles et subtiles, dont certaines seront favorables au mieux-être et à la guérison.[7]Cette dernière peut advenir, témoigne Daniel Penoël, quand« la conscience du praticien, la conscience de la patiente et la « conscience symbolique » de la plante vont entrer en connexion résonante réciproque. »[8]

Une information suprale est comparable aux figures ou aux motifs obtenus en liant de diverses manières un ensemble de perles par des fils ou des ficelles. A chaque manière correspond une information spécifique. Par exemple, si une figure de fleur apparaît, elle portera l’information « fleur ». De même, si une figure de papillon apparaît, elle portera l’information « papillon ». Si nous remplaçons les perles par des (holo)particules et les bouts de ficelles par des liens suprals (ou d’intrication), nous obtenons, par les motifs et les figures qui se dessinent alors, des informations suprales.[9]C’est aussi simple que cela ! 

Tout objet de matière (d’holomatière) est susceptible de contenir de telles informations inconnues du matérialisme ; qui sont, je le rappelle, invisibles, psychiques et non-locales. Elles constituent notamment des traces ou des mémoires qui renseignent sur le passé de l’objet. Or, toute plante qui pousse aujourd’hui est l’héritière d’une histoire évolutive de survie réussie, qui s’étale sur quelques milliards d’années. Cette histoire, bien plus ancienne que l’humanité, laisse des traces, visibles et invisibles. 

Dans l’invisible, l’histoire phylogénétique de la plante est enregistrée par des informations suprales plus ou moins durables qui lui sont liées, et participent à une sorte d’inconscient « phyto-collectif ». Je l’appelle l’inconscient phyto-transgénérationnel de la plante. Ce dernier contribue au processus thérapeutique auquel il rajoute une « couche phyto-thérapeutique » intangible. Ceci permet de saisir pourquoi, observe encore Pénoël, « certaines patientes sont profondément et durablement transformées par les soins aromatiques, qui vont bien au-delà de la seule influence phyto-chimique sur l’organisme. » 

Tant de tradipraticiens pourraient confirmer cela ! Ils savent que les plantes sont vivantes. Ils savent qu’elles ont une longue et fantastique histoire faite de beautés, d’adaptations et de luttes pour la survie. Ils savent mobiliser, au bénéfice du patient, leurs ressources phyto-chimiques mais aussi leurs forces et messages de vie, qui sont en partie engrammés dans leurs « phyto-mémoires » invisibles. 

Je rappelle au passage que la supralité ignore les distances, à l’instar de l’intrication qui découle d’elle. Ce trait singulier la distingue. Il aide à reconnaître son action, par exemple quand un travail thérapeutique avec une mère rejaillit sur sa fille absente et très éloignée. Dr Pénoël a rencontré de tels cas, qu’il interprète comme une « mise en évidence de la relation de nature suprale, entre deux êtres dont les circonstances de la vie avaient suscité l’éloignement psychologique, voire la séparation morale et physique. »

L’inconscient végétal d’une plante peut être résonnant avec une pathologie humaine.[10]C’est le cas quand il existe un lien symbolique (ou de sens) entre lui et la problématique de la personne en souffrance. Alors, une « reliance suprale résonante » s’établira, permettant à la plante de stimuler un puissant réveil des forces vitales chez la personne. Cette alchimie suprale, qui produit aussi des synchronicités, peut engendrer un « bond » inespéré vers la guérison... 

Le schéma théorique que je propose est donc celui-ci : la bio-information dont la substance végétale est porteuse, qui est produite par sa très longue histoire de survie et constitue son héritage phyto-transgénérationnel, est en partie codée sous forme d’informations suprales. Ces dernières sont à la fois invisibles, psychiques et non-locales. Aussi, quand des liens suprals résonants s’établissent entre des plantes administrées d’une part, et la personne en souffrance et son thérapeute d’autre part, cette bio-information subtile contribuera au mieux-être et à la guérison de la personne. Elle peut même engendrer des miracles ! Et les miracles, on le sait, existent.[11]

Voilà qui résume mon message « néo-quantique ». Il rejoint les intuitions des tradipraticiens et celles de tous ces thérapeutes holistiques qui savent combien le monde de l’invisible est prégnant, et combien ce monde participe utilement aux processus de soin et de guérison quand on le sollicite. La compréhension néo-quantique des lois du monde confirme et crédibilise leurs pratiques, où les chants, prières, offrandes, salutations intérieures et rituels de bénédiction occupent une place de choix. 

L’invisible et ses lois imposent par ailleurs une discipline exigeante : le thérapeute, souligne YvetteParès, doit veiller par exemple à avoir l'âme en paix. S'il est contrarié, il doit surseoir aux opérations pharmaceutiques jusqu'au retour de son calme intérieur. 

 

Mon message final se résume à deux citations qui me semblent particulièrement justes et inspirantes. La première est une phrase d’Oliver Wendell Holmes, qui dit ceci : « Un esprit élargi par une idée nouvelle ne retourne jamais à sa dimension initiale. » Cet esprit gagne une ampleur, une envergure et une profondeur durables. La vision que propose cet ouvrage fait partie, je crois, de ces idées nouvelles qui élargissent l’esprit. Elle s’enracine dans la sagesse africaine, qui rejoint une sagesse éternelle que nous avons perdue et qu’il est urgent que nous redécouvrions. Quant à la seconde citation, c’est Albert Einstein qui en a la paternité. Il disait : « Innover, c’est penser à côté. » 

Ce livre est précieux, car il élargit notre esprit et nous invite à penser autrement. Il offre aux femmes et aux hommes en souffrance une nouvelle compréhension, de nouvelles raisons d’espérer et de nouvelles voies vers la santé. Nous pouvons en remercier Yvette Parès et son infatigable combat, qui en est l’inspiratrice. Nous pouvons remercier, ensuite, Anne de Constantin et Béatrice Milbert, sans oublier Lucie Hubert. Toutes trois ont généreusement œuvré pour que ce combat n’ait pas été vain et inutile, et pour que ses enseignements perdurent. 

 

[1]La liste exhaustive des formules se trouve sur le site www.phytoYvettePares.com

 

[2]Passage extrait d’une interview d’Yvette par Lucie Hubert, donnée en annexe.

[3]L’holomatièreest définie comme la matière ordinaire complétée et enrichie par une dimension invisible. Cette « super-matière », que je suppose être le vrai visage de la matière, possède deux états alternatifs nommés la matièreet le paral. Leur existence est à l’origine de la dualité onde-corpuscule qui est au cœur de la physique quantique. Pour le lecteur qui souhaite en savoir plus, je signale que certains de mes ouvrages présentent ces notions, dont La Conscience quantique et l’au-delà, L’Origine quantique de la conscienceetL’Univers quantique enfin expliqué.

[4]Telle que je la définis, l’endo-causalité est une loi endogène de cause à effet. Endogènesignifie qu’elle est interne à l’être, qui la choisitet peut donc la modifier. Ceci la rend variable et fluctuante : cette loi est aléatoire. L’endo-causalité s’oppose à l’exo-causalité, qui est au contraire une loi de cause à effet exogène ou externe à l’être, qui la subitet ne peut la modifier. Ceci la rend fixe et rigide – c’est-à-dire, déterministe. 

[5]Notons que la capacité de choix, inhérente à la partie endo-causalede toute holoparticule, est très rudimentaire. Elle s’épanouit chez nous en vrai pouvoir décisionnel : c’est notre libre arbitre. Ce dernier, qui est un aspect essentiel de notre vie mentale consciente, est très controversé aujourd’hui, car divers facteurs le restreignent et, surtout, parce qu’il n’est guère conciliable avec le matérialisme. Plusieurs indices forts montrent cependant que le libre arbitre est plus qu’une simple illusion. (Voir à ce sujet les livres déjà cités.) 

[6]La composante endo-causale de l’holoparticule est immatérielle. Pour cette raison, elle ignore les lois de l’espace-temps relativiste de la matière (exo-causale), au sens de la relativité d’Einstein. (Cela, d’ailleurs, rend difficile – voire impossible – de concilier relativité et quanta…) Elle est notamment aveugle, ou indifférente, aux distances matérielles. En outre, les comportements aléatoires respectifs des (holo)particules d’une paire enchevêtrée sont harmonisés, ou corrélés, par leur soudure endo-causale, qui nous venons de le voir est indifférente à la distance. Avec cette analyse, les corrélations instantanées constatées en cas d’intrication quantique deviennent parfaitement intelligibles. Elles n’ont plus rien de mystérieux. 

[7]La notion d’énergie subtile me paraît essentielle pour saisir **** elle répond à la formule symbolique suivante : énergie subtile= suprel+ intention+ résonance. (Un suprel est une unité d’information suprale, définie ci-après. L’intention est celle qui émane du thérapeute par exemple. La résonance concerne alors son patient – qui ne prendra ou n’absorbera cette énergie que si elle lui correspond, ce qui la rendra résonante avec lui. Les notions d’information suprale et d’énergie subtile sont développées dans les livres déjà cités. On notera que l’énergie subtile est aveugle à l’éloignement : elle peut agir à distance. On comprend pourquoi certains guérisseurs ont l’habitude de soigner ainsi, à distance – ils ne sont pas des charlatans pour autant !)

[8]Le Dr Daniel Penoël, grand spécialiste et praticien français de l’aromathérapie, a développé ce qu’il nomme l’aromathérapie quantique. Il la présente dans son livre du même titre. La « conscience symbolique » de la plante dont il parle naîtrait de l’ensemble des composantes endo-causales, et donc psychiques, de ses (holo)particules, lesquelles seraient en partie soudées par leurs nombreux liens suprals ou non-locaux. 

[9]Avec l’holomatière, les liens de non-localité deviennent des liens suprals, qui par définition sont des soudures endo-causales entre deux (holo)particules. L’information suprale qui en résulte par cumul de ces liens diffère radicalement de l’information chimique et électromagnétique. Elle est par nature invisible, immatérielle et non-locale ; ou délocalisée si l’on préfère. Son registre d’inscription est endo-causal, donc psychique. Il constitue un champ informationnel, sorte de double subtil et agissant du monde vibratoire de la matière-énergie. Ce champ est un acteur indétectable mais essentiel du monde et de la vie. On notera ses affinités avec l’inconscient collectif de Carl Gustav Jung, avec les champs morphogéniques de Rupert Sheldrake ou encore, avec les annales akashiques inspirées de l’hindouisme. 

[10]Par exemple, les connivences entre le feu et le tabac peuvent créer un lien thérapeutique fort et résonant avec une personne phobique du feu, parce qu’un incendie frappa sa famille ou sa lignée, dans son enfance voire même avant sa propre naissance. Je précise que les graines de tabac (nicotiana tabacum) aiment germer après un incendie de forêt. On l’a démontré expérimentalement. Est-ce un hasard si le tabac est fumé ?... 

[11]Voir par exemple, à ce sujet, le livre de Piero Vigorelli intitulé Miracoli(Piemme Pocket, 2003), qui relate (en italien) des faits préalablement vérifiés, autant que faire se peut, par enquête. Voir aussi les guérisons miraculeuses de Lourdes, qui sont sélectionnées avec une impitoyable rigueur. Partick Theillier leur a consacré un livre. J’ajoute que beaucoup de guérisons miraculeuses sont niées et banalisées en tant que « rémissions spontanées ». Ces guérisons inexpliquées pourraient faire intervenir ce que j’appelle l’ur-causalité. (Cette notion est présentée dans mes livres.)